Attestée depuis au moins le XVIe siècle à Naples, la pizza a connu au XXe siècle et plus particulièrement après la Seconde Guerre mondiale une diffusion quasi universelle. Met aux racines archaïques devenu étendard de la modernité, la pizza a traversé l’histoire comme les aires géographiques et culturelles. Pourtant, cet atypique comestible transfrontalier ne signe pas l’effacement des frontières : son adoption s’accompagne toujours d’un processus de réappropriation au cours duquel elle est pétrie de traits de culture locale et s’intègre harmonieusement dans un système de règles lui préexistant. Au terme de ce processus de réappropriation auquel la malléabilité inédite de la pizza laisse prise, le mets fait à nouveau frontière pour tout autre groupe que celui qui l’a travaillé et remis en forme. La pizza est un objet culturel qui offre un exemple particulièrement intéressant de la manière dont la diversité se maintient et se renouvelle dans le flux des emprunts, et permet dans le même temps de revisiter les scénarios d’homogénéisation culturelle et culinaire, ou l’effacement des frontières qu’induirait le processus de mondialisation. Le fait est piquant, relevons le, c’est tout justement la pizza qui, plus souvent qu’à son tour, est utilisée pour témoigner de l’érosion des spécificités culturelles.
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Avant 2014
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Frontières alimentaires et mets transfrontaliers. La pizza, questionnement d’un paradoxe
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAY -
Etre agriculteur. L’individualisation du travail des agriculteurs
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYTravailler ou ne pas travailler ensemble ? Le travail transforme l’environnement de l’homme, il construit l’identité du travailleur.
En tant qu’activité de production, ce n’est pas une œuvre isolée, mais de société. Mais, alors, comment et pourquoi se font et se défont ces relations entre les hommes et les femmes lors de ces activités ? C’est sur cette sempiternelle question que Christian Nicourt « travaille » dans cet ouvrage. Ses objets d’étude : le quotidien, la pratique du travail agricole, les manières de travailler. Pour lui, c’est à ce niveau que les exclusions ou les sélections s’opèrent. Comment, en un siècle, les relations de travail des agriculteurs français se sont-elles transformées, déliées, individualisées au point de les vulnérabiliser ?
Dès le début, l’auteur marque son originalité. C’est le travail de la cultivatrice du début du XXe siècle qu’il examine. Comment se retrouve-telle de plus en plus isolée et cantonnée dans le travail domestique, tout en accroissant sa dépendance lorsqu’elle effectue des travaux agricoles ? Il traite ensuite de l’émergence d’une « profession organisée » et de celle, quelques années plus tard, d’une « agriculture de groupe », nouveau modèle des bonnes manières dans les années soixante. C’est aussi autour de l’étude de populations agricoles plus spécifiques que l’auteur structure son ouvrage. Les éleveurs de porcs qui lui paraissent emblématiques de la transformation de l’agriculteur en entrepreneur. Les agricultrices, ces « travailleuses de l’ombre », pour lesquelles l’auteur cherche à montrer pourquoi et comment le travail de ces femmes a pu sembler inexistant. Il resitue enfin le travail d’une catégorie souvent occultée d’agriculteurs au sein du monde agricole : celui des bio. Enfin, Christian Nicourt analyse les transformations les plus récentes du métier d’agriculteur dans le contexte d’un territoire du travail agricole aujourd’hui recomposé. La rurbanisation, mouvement de redistribution des populations urbaines dans les espaces ruraux, influence-t-elle les manières d’y travailler ? Cet ouvrage s’adresse aux chercheurs, historiens et sociologues, travaillant sur le secteur agricole et rural, aux étudiants de ces disciplines. Toute personne intéressée par l’histoire du travail y trouvera de quoi nourrir sa réflexion.
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Technological transitions as evolutionary reconfiguration processes : a multi-level perspective and a case-study
23 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYThis paper addresses the question of how technological transitions (TT) come about ? Are there particular patterns and mechanisms in transition processes ? TT are defined as major, long-term technological changes in the way societal functions are fulfilled. TT do not only involve changes in technology, but also changes in user practices, regulation, industrial networks, infrastructure, and symbolic meaning or culture. This paper practices ‘appreciative theory’ [R.R. Nelson, S.G. Winter, An Evolutionary Theory of Economic Change, Bellknap Press, Cambridge, MA, 1982] and brings together insights from evolutionary economics and technology studies. This results in a multi-level perspective on TT where two views of the evolution are combined : (i) evolution as a process of variation, selection and retention, (ii) evolution as a process of unfolding and reconfiguration. The perspective is empirically illustrated with a qualitative longitudinal case-study, the transition from sailing ships to steamships, 1780–1900. Three particular mechanisms in TT are described : niche-cumulation, technological add-on and hybridisation, riding along with market growth.
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A conceptual model of the food and nutrition system
27 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYThe integrated model developed here included three subsystems (producer, consumer, nutrition) and nine stages (production, processing, distribution, acquisition, preparation, consumption, digestion, transport, metabolism). The integrated model considers the processes and transformations that occur within the system and relationships between the system and other systems in the biophysical and social environments. The integrated conceptual model of the food and nutrition system presents food and nutrition activities as part of a larger context and identifies linkages among the many disciplines that deal with the food and nutrition system.
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Guidelines on food fortification with micronutrients
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYThe guidelines are written from nutrition and public health perspective, to provide practical guidance on how food fortification should be implemented, monitored and evaluated. They are primarily intended for nutrition-related public health programme managers, but should also be useful to all those working to control micronutrient malnutrition, including the food industry.
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Charlas culinarias : Mexican women speak from their public kitchens
3 novembre 2021, par Mathilde COUDRAYBy exploring how working-class Mexican women transform their home cooking abilities into an economic resource to support themselves and their families, this paper looks at the philosophical approach women give to their entrepreneurial efforts.
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Comment les villes se nourrissent-elles ?
13 décembre 2012, par ClarisseAu milieu des années 2000, la population mondiale est devenue majoritairement urbaine. En 2050, plus des deux tiers des humains habiteront en ville.
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Hungry city. How food shapes our lives
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYHow do you feed a city ? It’s a question that we rarely ask, but which lies at the core of civilisation. The feeding of cities arguably has a greater social and physical impact on us and our planet than anything else we do. Yet few of us living in modern cities are conscious of the process. Food arrives on our plates as if by magic, and we rarely stop to wonder how it might have got there.
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Le mangeur hypermoderne
26 octobre 2021, par Mathilde COUDRAYLe micro-ondes et les portions individuelles, le péché de gourmandise, l’anorexie et l’obésité épidémiques, les McDo’s, le slow-food, le fooding, le traiteur à domicile, la gastronomie moléculaire : autant d’objets, de faits et de pratiques sociales qui révèlent les traits propres à la société contemporaine. Après ses travaux sur les villes, François Ascher poursuit son étude de la société « hypermoderne » en s’appuyant cette fois sur l’évolution des pratiques alimentaires. Il en tire des hypothèses ambitieuses et stimulantes sur le développement du modèle du restaurant, y compris à la maison, sur les relations entre sociabilité et pratiques alimentaires, sur l’émergence d’un nouveau groupe social, la « classe créative », pour laquelle la nourriture devient une question d’esthétique quotidienne, etc. Une véritable radiographie de la vie quotidienne d’aujourd’hui ; une réflexion originale sur la liberté des individus telle qu’elle s’exerce chaque jour.
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Conférence inaugurale, Alimentation durable : un bien partagé
27 janvier 2012, par ClarisseSous l’influence conjuguée de l’évolution des modes de vie, de la concentration et de la financiarisation de l’industrie agroalimentaire et de la distribution, le modèle alimentaire industriel de masse, qui tend à devenir dominant, répond de moins en moins aux enjeux de durabilité. Dès lors se pose la question de savoir comment faire de l’alimentation durable un « bien commun ».
Chaire UNESCO Alimentations du monde