La diffusion d’un modèle de consommation

L’industrialisation des systèmes alimentaires contribue à la diffusion à grande échelle de produits standardisés. Dans les années 1980 est apparue toute une gamme de produits ultra-transformés consommés partout dans le monde (plats préparés, boissons sucrées, céréales transformées, pâtes à tartiner, crèmes glacées, etc.), dont la plupart avaient déjà une longue histoire aux États-Unis. Ces produits à forte teneur en calories, graisses, sucres et sel sont portés par une poignée d’industriels et de marques présentes à l’échelle mondiale. Le Big Mac, symbole de l’impérialisme américain, se fait le principal visage de cette mondialisation de la malbouffe, emblématique du modèle industriel développé par les chaînes de restauration rapide et reproduit dans de nombreux pays.

Cette McDonaldisation" class=" de nos sociétés repose sur une rationalisation de la production et de la consommation, portée par une logique quantitative qui prend le pas sur la qualité. La standardisation des produits et des goûts menace la diversité gastronomique et culturelle au même titre que la santé des populations. Pourtant, diffusion ne signifie pas homogénéisation. Il apparaît que chaque tradition gastronomique aborde à sa manière les produits qui circulent pour leur donner des caractéristiques propres et les intégrer à son répertoire culinaire. Ces échanges déstabilisent et recomposent les régimes traditionnels, mais ils ne doivent pas masquer la persistance des différences entre les divers modèles alimentaires qui adaptent ces produits mondialisés aux particularismes locaux.

 
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